L'Afrique et l'OIAC

Le présent document est également disponible en anglais et en arabe.

Avant-propos


Rogelio Pfirter, Directeur général du Secrétariat technique de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)

La mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques est de libérer le monde des armes chimiques et, à ce jour, 182 pays, dont 48 pays du continent africain, œuvrent en son sein pour y parvenir. C'est cet idéal que consacre la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), entrée en vigueur en avril 1997. Depuis, 30 pour cent des armes chimiques déclarées, sous forme de munitions, et 20 pour cent des agents chimiques déclarés ont été détruits; 85 pour cent des anciennes capacités de production ont été détruites ou converties à des fins pacifiques.

Cependant, réaliser un désarmement chimique mondial demeure un défi redoutable. La menace est réelle. Les armes chimiques sont plus faciles à fabriquer et à stocker que les autres armes de destruction massive. Elles constituent un danger manifeste pour tous les peuples, particulièrement dans les régions de conflit. Elles représentent aussi une menace particulière si elles tombent entre les mains de terroristes. L'élimination complète des armes chimiques est donc une tâche qui dépasse les moyens de quelques-uns et exige une action de la communauté internationale tout entière.

Un monde exempt d'armes chimiques ne sera possible que si tous les pays adhèrent à la CIAC et la mettent en œuvre intégralement. La mise au point, la fabrication, le stockage, le transfert et l'emploi d'armes chimiques doivent être punis par la loi dans chaque pays.

La CIAC profite à tous les États, à ceux qui détiennent des armes chimiques ou ont la capacité d'en fabriquer comme à ceux qui n'en ont jamais détenues ni fabriquées. Par exemple, l'OIAC fournit une assistance aux États parties qui sont en train de créer leur capacité de protection nationale contre les armes chimiques.

L'OIAC encourage également la coopération internationale dans le domaine de l'utilisation de la chimie à des fins pacifiques.

En effet, l'application et le respect de l'interdiction au plan mondial de l'utilisation abusive des produits chimiques, par tous les États apaiseront les inquiétudes au sujet de la prolifération des armes chimiques, accroissant ainsi le climat de confiance et favorisant plus encore le développement économique et technologique.

L'Afrique est une partie prenante importante de l'OIAC. Cette brochure présente quelques-uns des avantages que l'adhésion à la Convention a déjà apportés aux États africains membres de l'Organisation, et rend compte des efforts déployés par l'OIAC pour aider ces États à renforcer leur capacité nationale aux fins d'appliquer pleinement la Convention.

En particulier, l'OIAC fournit aux États parties africains un appui à l'application de la Convention pour s'assurer de la mise en place rapide et efficiente de l'infrastructure nationale nécessaire à la mise en œuvre efficace de la Convention. Outre qu'il amplifie le cadre réglementaire de chaque État partie, cet effort concerté permet de renforcer la sécurité aux niveaux régional et international, ce qui induit des avantages économiques très réels.

En janvier 2006, l'Union africaine et l'OIAC ont signé un protocole d'accord qui souligne la coopération indéfectible de l'Organisation à la mise en œuvre de la Convention.

Nous nous réjouissons d'avance de continuer de coopérer avec les États parties d'Afrique à la mise en œuvre efficace de la Convention.


Notre mission


Un inspecteur de l'OIAC

La Convention sur l'interdiction des armes chimiques est un traité international qui interdit la mise au point, la fabrication, le stockage, le transfert et l'emploi des armes chimiques et qui prescrit leur destruction dans un délai convenu.

Cette Convention est entrée en vigueur en 1997 et elle confie à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) la tâche d'éliminer à jamais le fléau des armes chimiques et de détruire les stocks déclarés d'armes chimiques dans les délais stipulés.

Les inspecteurs de l'OIAC surveillent et vérifient la neutralisation, et dans un deuxième temps la destruction ou la conversion, de toutes les installations déclarées de fabrication d'armes chimiques ainsi que la destruction de tous les stocks déclarés d'armes chimiques. Parallèlement, les inspecteurs de l'OIAC vérifient la cohérence des déclarations concernant l'industrie chimique et, avec les États parties, veillent au non-détournement de produits chimiques à des fins interdites par la Convention.

En outre, les États parties s'engagent à fournir protection et assistance, par l'intermédiaire de l'Organisation à tout État partie qui a été visé ou est menacé par des armes chimiques. La Convention sur l'interdiction des armes chimiques préconise la coopération internationale dans le domaine de l'utilisation de la chimie à des fins pacifiques.

Situation

Ces données chiffrées changent régulièrement. Pour des informations actualisées, se reporter à la section "Facts and Figures" du site web de l'OIAC.


Une Afrique exempte d'armes chimiques

L'OIAC et la Commission de l'Union africaine signent un protocole d'accord à Khartoum (Soudan) le 24 janvier 2006

L'objectif du protocole est d'accroître la coopération entre les deux organisations pour mettre en œuvre la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et d'assurer son universalité en Afrique, conformément à la décision adoptée par les chefs d'États et de gouvernements de l'Union africaine à Durban (Afrique du Sud) en juillet 2002 (Décision AHG/Dec.181 (XXXVIII)).

L'universalité de la Convention en Afrique, la mise en œuvre efficace au plan national de ses dispositions et la participation accrue des États membres africains aux programmes de coopération internationale de l'OIAC sont les objectifs clés du protocole. Le protocole établit également entre la Commission de l'Union africaine et le Secrétariat technique de l'OIAC un mécanisme efficace de coopération dans des domaines d'intérêt mutuel.

Extrait du discours de S.E. M. Olusegun Obasanjo, Président du Nigéria et Président de l'Union africaine à la 41e session du Conseil exécutif à La Haye, le 28 juin 2005

“L'Union africaine a déclaré l'Afrique zone exempte d'armes chimiques au sommet de Khartoum (Soudan) en mars 2002. De nombreux pays africains n'ont cessé de manifester la volonté d'adhérer à la Convention. Sur les 169 États membres de l'OIAC, 41 sont africains. Ce chiffre est très encourageant. L'espoir qui a été exprimé est que de nouveaux accords de coopération soient passés entre l'Union africaine et l'OIAC dans le cadre de leurs efforts communs en vue de faire de la planète un lieu plus sûr pour l'humanité.”

*Au 6 avril 2007, la Convention comptait 182 États parties, dont 48 en Afrique.

Sommet de l'Union africaine à Maputo (Mozambique), juillet 2003

En juillet 2003, la délégation de l'OIAC, conduite par le Directeur général Rogelio Pfirter, a participé au sommet de l'Union africaine qui s'est tenu à Maputo (Mozambique). Il a été souligné que l'application des traités multilatéraux, notamment la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, ainsi que des conventions régionales africaines visant au contrôle des armements, au désarmement, à la prévention du terrorisme, à la coopération internationale et au développement économique, revêtait une importance critique pour parvenir à la paix et à la sécurité sur le continent africain.

Premier sommet de l'Union africaine, juillet 2002

L'Organisation de l'unité africaine a adopté, à sa trente-huitième session, la décision AHG/Dec. 181 (XXXVIII) relative à la mise en œuvre et à l'universalité de la Convention sur les armes chimiques. Par cette décision, l'Assemblée de l'Union africaine PREND NOTE de la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction ("la Convention") qui vise à assurer l'interdiction effective de la mise au point, de la fabrication, de l'acquisition, du transfert, du stockage et de l'emploi des armes chimiques, ainsi que leur destruction; RAPPELLE que, dans sa résolution A/RES/55/33 du 20 novembre 2000, l'Assemblée générale des Nations Unies a pris note avec satisfaction des efforts en cours pour réaliser l'objectif et le but de la Convention, pour assurer la pleine application de ses dispositions et pour fournir un cadre de consultation et de coopération entre les États parties; RAPPELLE ÉGALEMENT la position constante de l'Afrique en ce qui concerne les armes de destruction massive, et en particulier le Traité de Pelindaba; PREND NOTE des conclusions et des recommandations de l'atelier sur la Convention sur les armes chimiques, organisé pour les pays d'Afrique à Khartoum (Soudan), du 9 au 11 mars 2002; ACCUEILLE FAVORABLEMENT la recommandation pour la mise en œuvre efficace de la Convention sur les armes chimiques en Afrique grâce à une assistance technique soutenue du Secrétariat technique de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques; ENCOURAGE les pays africains à répondre positivement à l'appel lancé pour réaliser l'universalité de la Convention sur les armes chimiques; DEMANDE au Secrétaire général de tenir le Conseil informé, lors de ses sessions ordinaires, des développements relatifs à la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques ainsi que des progrès réalisés sur la question de son universalité.


L'Afrique et les organes de l'OIAC


S.E. M. Olusegun Obasanjo, Président de la République fédérale du Nigéria et Président de l'Union africaine, est accueilli par le Directeur général de l'OIAC, Rogelio Pfirter, à l'occasion de sa visite officielle au siège de l'OIAC le 28 juin 2005.

Les États d'Afrique qui sont parties à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques sont étroitement associés aux travaux des organes directeurs et des organes subsidiaires de l'OIAC.

Conférence des États parties

Son Excellence M. Simbarashe S. Mumbengegwi (Zimbabwe) a présidé la deuxième session de la Conférence des États parties – organe suprême de l'OIAC – du 1er décembre 1997 au 16 novembre 1998. Son Excellence M. Noureddine Djoudi, Représentant permanent de l'Algérie auprès de l'OIAC, était le Président de la septième session de la Conférence des États parties du 7 octobre 2002 au 20 octobre 2003; il était également le Président de la première Conférence d'examen qui s'est déroulée du 28 avril au 9 mai 2003. L'Algérie et le Soudan ont assuré la vice-présidence de la onzième session de la Conférence et la Namibie et le Cameroun étaient représentés à la Commission de vérification des pouvoirs de la onzième session de la Conférence.

Conseil exécutif

Neuf États d'Afrique représentent systématiquement la région africaine, par roulement, au Conseil exécutif de l'OIAC, qui compte 41 membres. Du 12 mai 2007 au 11 mai 2008, les pays membres du Conseil seront les suivants : Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Ghana, Kenya, Lesotho, Maroc, Soudan et Tunisie. L'Algérie assure la vice-présidence.

Son Excellence M. Abdel Halim Babou Fatih (République du Soudan) était Président du Conseil exécutif de mai 2001 à mai 2002 et Son Excellence Mme H.B. Mkhize (Afrique du Sud) du 12 mai 2006 au 11 mai 2007.

Organes subsidiaires

L'Afrique du Sud, le Maroc, Maurice, le Nigéria, le Swaziland et la Tanzanie sont également représentés au sein d'organes subsidiaires de l'OIAC, dont le Conseil scientifique consultatif et la Commission de la confidentialité.

Individuellement et collectivement, ces États parties apportent une contribution importante aux travaux de l'OIAC.

Secrétariat technique

La contribution du groupe régional africain se reflète également dans l'apport de ressortissants d'États parties africains qui sont titulaires d'un certain nombre de postes de haut rang au Secrétariat technique, dont celui de Directeur de la Division de la coopération internationale et de l'assistance, celui de Directeur du Bureau du contrôle interne, celui de Conseiller juridique adjoint, un des postes de Juriste principal et celui de Chef du Service des achats et de la logistique.

Les données relatives à la composition des organes directeurs de l'OIAC changent régulièrement. Pour des informations actualisées, se reporter à la section "Member States" du site web de l'OIAC (www.opcw.org).


Les voix africaines de l'OIAC

À la onzième session de la Conférence des États parties à La Haye, 5 8 décembre 2006

AFRIQUE DU SUD
Aucun autre processus, mécanisme ou institution ayant trait au désarmement et à la non-prolifération n'a été aussi proche de la destruction et de l'interdiction effectives d'une catégorie entière d'armes. Toutefois, pour ce faire, toutes les activités de destruction devraient être terminées dans les délais fixés par la Convention. Non seulement une telle réalisation lèvera tous les doutes sur la Convention et sur la réussite durable des opérations de l'OIAC mais elle garantira l'attachement continu de tous les États membres aux idéaux de non-prolifération véhiculés par la Convention.

COMORES
Mon pays n'a jamais perdu de vue l'importance de cette Convention et la nécessité d'une interdiction totale et effective de la mise au point, de la fabrication, de l'acquisition, du stockage, du maintien en service, du transfert et de l'emploi des armes chimiques, ainsi que de l'usage illégal de produits chimiques à des fins non pacifiques et la nécessité de leur destruction comme garantie contre la menace et l'emploi des armes chimiques en Afrique.

GHANA
Nous réitérons notre déclaration que le Ghana n'est pas un État détenteur. Néanmoins, nous n'oublions pas pour autant nos obligations internationales étant donné le climat mondial actuel marqué par une insécurité toujours croissante et la menace que représente l'emploi à des fins terroristes d’armes chimiques et d'autres armes de destruction massive. En conséquence, le Ghana est attaché à l'universalité de la Convention et à la non-prolifération que le Conseil de sécurité des Nations Unies cherche à assurer.

JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE
L'OIAC joue un rôle important et très significatif. Elle a obtenu de nombreux résultats pendant sa brève existence de près de dix ans. L'Organisation compte de nouveaux États tous les ans, ce qui confirme la confiance que les États placent en elle et le désir des peuples de se débarrasser des armes chimiques. De tels succès sont le fruit de la politique avisée suivie par cette Organisation et de la coopération que lui offrent les États parties. Afin de préserver et de prolonger ces succès, les États membres de l'OIAC devraient s'employer à résoudre toutes les questions dans un esprit de conciliation, continuer de prendre des décisions par consensus, éviter une approche punitive, et prendre des mesures pour sensibiliser davantage les pays à l'importance de la réalisation des objectifs de la Convention, dans le but de parvenir à son universalité et d'atteindre le noble objectif pour lequel elle avait été élaborée, à savoir, débarrasser le monde des armes chimiques et consacrer les ressources au développement et au bien-être des peuples.

KENYA
La Convention sur l'interdiction des armes chimiques est l'un des instruments clés du désarmement, de la non-prolifération, du renforcement de la paix dans le monde et de la lutte contre le terrorisme. La Convention est en vigueur depuis dix ans et des efforts sont certes déployés pour satisfaire aux obligations de la Convention, mais ma délégation appelle tous les États parties à intensifier la mise en œuvre de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques pour débarrasser le monde des armes chimiques.

NIGÉRIA
En tant qu’État non détenteur d'armes chimiques, le Nigéria reste déterminé à promouvoir les dispositions de la Convention, particulièrement en Afrique. Nous sommes donc particulièrement satisfaits des progrès remarquables de l'universalisation de la Convention. Nous souhaitons la bienvenue à tous les nouveaux États parties à la Convention et appelons les États non encore parties à la Convention, particulièrement ceux d'Afrique, à y adhérer le plus rapidement possible. Nous sommes convaincus qu'il s'agit du moyen le plus sûr de faire face à la menace que posent les armes de destruction massive, particulièrement les armes chimiques, et de garantir la sécurité de tous.

OUGANDA
Permettez-moi de réaffirmer notre attachement aux objectifs et au but de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, élément clé de la garantie que les générations futures ne seront pas menacées d'anéantissement ou d'élimination par des armes de destruction massive. Nous ne pourrons donner cette garantie que lorsque toutes ces armes de destruction massive auront été éliminées et que chacun d'entre nous participera à la prévention de la fabrication de telles armes de façon qu'elles ne puissent plus être utilisées contre le genre humain.

TUNISIE
La Tunisie renouvelle son appel au renforcement du programme de coopération internationale et assistance et à l'intensification des actions dans ce domaine, pour le bénéfice de la majorité des États parties. L'accroissement du nombre des membres de l'OIAC, qui compte maintenant 181 États parties, nous oblige à réfléchir aux moyens d'élargir et de diversifier encore le programme de coopération afin de répondre aux aspirations des États parties en développement, notamment en renforçant les capacités de ces États.

MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS (MNA) ET CHINE
Les États parties à la Convention membres du Mouvement des non-alignés et la Chine soulignent de nouveau que le meilleur moyen d'atteindre les objectifs de la Convention passe par des accords universels, complets et non discriminatoires, négociés au niveau multilatéral par tous les États parties. Nous réaffirmons notre conviction que la participation la plus large possible aux échanges et leur facilitation ainsi que l'accroissement de la coopération internationale en matière d'activités chimiques à des fins pacifiques, visant à faciliter le développement économique et social, sont des éléments essentiels de l'intensification de la mise en œuvre de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques.


L'Afrique bénéficie des programmes de coopération internationale et assistance de l'OIAC


Le Directeur général de l'OIAC, M. Pfirter, (gauche) et le Président de la Commission de l'Union africaine, M. Konaré, signent le protocole d'accord à Khartoum le 24 janvier 2006.



Atelier juridique à l'intention des autorités nationales des États parties d'Afrique centrale et de l'Ouest, organisé à Ouagadougou (Burkina Faso) du 25 au 27 juillet 2006.

L'OIAC a élaboré un ensemble de programmes de coopération internationale, d'appui à la mise en œuvre et de protection contre les armes chimiques, au moyen de consultations approfondies avec les États membres et leurs autorités nationales. Ces programmes concernent directement les besoins et les priorités des États d'Afrique.

On en trouvera ci-après un aperçu général depuis l'entrée en vigueur de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (29 avril 1997). Pour plus ample information sur ces programmes, se reporter au site web de l'OIAC.

Le programme des scientifiques associés de l'OIAC, dont l'objectif est de faciliter le renforcement des capacités, la mise en œuvre au niveau national de la Convention dans le domaine de l'industrie et la promotion de bonnes pratiques pour la fabrication de produits chimiques et la sécurité, a bénéficié à 47 ressortissants d'États africains depuis son lancement en 2000.

Le cours de développement des compétences analytiques, dont la première édition a eu lieu en 2004, vise à aider des chimistes analystes qualifiés à développer leur expérience et leurs connaissances pratiques en matière d'analyses de produits chimiques pertinents à la mise en œuvre au niveau national de la Convention. Ce cours a bénéficié à 35 chimistes de la région Afrique.

Le programme d'appui aux conférences a pour objectif de faciliter l'échange de renseignements scientifiques et techniques. Il fournit un soutien financier pour l'organisation de conférences, d'ateliers et de séminaires sur des sujets en rapport avec la Convention et facilite la participation à ces activités. Depuis 1997, plus de 398 ressortissants africains ont bénéficié de ces activités. En outre, l'Organisation a parrainé plus de 20 activités dans cette région.

Le programme d'appui aux projets de recherche apporte un soutien aux projets de recherche d'envergure limitée destinés à développer les connaissances scientifiques et techniques dans le domaine des utilisations de la chimie à des fins industrielles, agricoles, de recherche, des fins médicales ou d'autres fins pacifiques en rapport avec la Convention. Quatre-vingt-dix-neuf projets de recherche entrepris par des États africains ont bénéficié de ce programme.

Le programme d'appui aux stages offre un soutien aux scientifiques et aux ingénieurs de pays en développement pour qu'ils approfondissent leur expérience en faisant des stages dans des laboratoires de pays industrialisés pour y mener, par exemple, des recherches avancées. Depuis 1997, 21 stagiaires du continent africain ont été aidés par l'Organisation.

Le programme d'assistance aux laboratoires a pour objectif d'accroître la compétence technique des laboratoires qui effectuent des analyses et un suivi chimiques. Depuis 1997, 12 laboratoires de la région ont bénéficié de ce programme.

Le programme de transfert de matériel facilite le transfert de matériel usagé mais en bon état à des laboratoires financés par l'État et d'autres institutions universitaires des pays en développement, par des institutions de pays industrialisés. Depuis son lancement en 1997, 23 transferts à des pays africains ont été effectués.

Le Secrétariat technique œuvre à aider les États membres qui demandent une assistance pour mettre en œuvre les dispositions de la Convention. Cette assistance prend notamment la forme d'une aide à l'élaboration de la législation nationale nécessaire à la mise en œuvre efficace de la Convention au niveau national et au renforcement des capacités des autorités nationales au moyen de programmes de formation, d'ateliers spécialisés et de réunions régionales et sous-régionales. Plus de 600 ressortissants d'États africains ont participé à des activités de soutien à la mise en œuvre parrainées par l'OIAC.

Depuis 1997, environ 300 ressortissants d'États africains ont participé à des ateliers et à des cours de formation sur l'assistance et la protection. Tous les ans depuis 2005, l'OIAC organise à Tshwane, conjointement avec le Gouvernement sud-africain, des cours sur l'assistance et la protection. Des projets de renforcement des capacités à long terme de deux sous-régions africaines seront lancés en 2007.

Au total, plus de 1 400 ressortissants de pays de cette région ont participé à des activités organisées par la Division de la coopération internationale et de l'assistance de l'OIAC.


Le Président du Nigéria et Président de l'Union africaine, S.E. M. Olusegun Obasanjo, en visite à l'OIAC, confirme la coopération avec l'OIAC



Le Président du Nigéria et Président de l'Union africaine, S.E. M. Olusegun Obasanjo, s'adresse à la quarante et unième session du Conseil exécutif à l'occasion de sa visite au siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) le 28 juin 2005.

Le 28 juin 2005, le Président et commandant en chef des forces armées de la République fédérale du Nigéria et Président de l'Union africaine, S.E. M. Olusegun Obasanjo, a visité le siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). À l'issue d'une réunion avec le Directeur général, M. Pfirter, le Président du Conseil exécutif, S.E. M. Alfonso M. Dastis, Représentant permanent du Royaume d'Espagne auprès de l'OIAC, lui a souhaité la bienvenue à la quarante et unième session du Conseil.

Dans sa déclaration au Conseil exécutif, le Président Obasanjo a noté qu'il s'agissait de la première visite au siège de l'OIAC d'un président de l'Union africaine, preuve de l'attachement de l'Union africaine à l'établissement de la paix et de la stabilité sur le continent africain. Par cette mission, l'Union africaine manifeste son soutien, sa solidarité et son attachement profond à l'objectif et au but de l'OIAC d'assurer la paix mondiale en éliminant une catégorie entière d'armes de destruction massive.

Dans l'intérêt de la sécurité mondiale, il a lancé un appel pressant au renforcement de l'OIAC et de son régime de vérification et à l'intensification de l'application au niveau national de la Convention, pour empêcher que ces matières dangereuses tombent dans de mauvaises mains. Le Président Obasanjo a souligné qu'il était important que les stocks d'armes chimiques déclarés soient détruits complètement et dans les délais stipulés pour préserver la crédibilité de la Convention et garantir la réalisation de ses objectifs.

Le Président Obasanjo a souligné que la prolifération des armes de destruction massive ne pouvait être empêchée que par l'engagement collectif de tous les pays. Il a réaffirmé la volonté de longue date de l'Union africaine de promouvoir le désarmement et de faire du continent africain une zone exempte d'armes chimiques. Il a noté que 41 États africains étaient parties à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et que les dix États africains restants n'avaient pas encore adhéré à la Convention ou ne l'avaient pas encore ratifié par manque de ressources ou en conséquence de conflits.*

*Le 6 avril 2007, la Convention comptait 182 États parties, dont 48 États africains.


La Convention sur l'interdiction des armes chimiques : dix ans d'application

Le dixième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, qui tombe le 29 avril 2007, offrira aux États parties à la Convention l'occasion marquante de renouveler leur attachement aux buts et aux objectifs de la Convention, notamment la suppression d'une catégorie entière d'armes de destruction massive.

26-27 mars 2007

Londres (Royaume-Uni)

Célébration britannique du 10e anniversaire

3 avril 2007 Buenos Aires (Argentine) Réunion de haut niveau du Mercosur et des États associés à l'occasion du 10e anniversaire
14-15 avril 2007 Cavtat (Croatie) Atelier sur le 10e anniversaire

19 avril 2007

Rome (Italie)

Conférence internationale sur le 10e anniversaire

25-27 avril 2007

Berlin (Allemagne)

Symposium à l'occasion du 10e anniversaire

9 mai 2007

La Haye

Inauguration du mémorial et cérémonies commémoratives

9 mai 2007

Téhéran (Iran)

Cérémonie commémorative du 10e anniversaire

15 mai 2007

Bruxelles (Belgique)

Conférence sur le 10e anniversaire

29 juin 2007

Sardashat (Iran)

Séminaire sur les armes chimiques

27-29 août 2007

Sapporo (Japon)

Session sur le 10e anniversaire

18-19 sept. 2007 La Haye Forum académique de l'OIAC
8 octobre 2007 New York (États-Unis d'Amérique) Symposium : "Un multilatéralisme efficace : l'exemple de l'OIAC"
Octobre 2007 Téhéran (Iran) Séminaire international : "L'emploi d'armes chimiques contre la République islamique d'Iran, son impact et ses conséquences"
1-2 novembre 2007 La Haye Forum de l'OIAC sur l'industrie et la protection
11 novembre 2007 Ypres (Belgique) Commémoration de l'Armistice

En 2007, l'OIAC organisera les activités internationales et régionales ayant trait à l'Afrique énumérées ci-après. Ces renseignements sont donnés sous réserve de modification. Pour plus ample information, se référer à la section "Calendar" du site web de l'OIAC.

21-25 mai
2007

Tshwane (Afrique du Sud)

3e cours régional d'assistance et de protection à l'intention des États parties africains

24-25 juillet
2007
Lusaka (Zambie) Atelier sous-régional à l'intention des autorités douanières d'Afrique australe sur les aspects techniques du régime de transfert



État de la participation à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques dans la région. Le tracé des frontières et les appellations des cartes n'impliquent de la part de l'OIAC aucune reconnaissance ou acceptation officielles.

État de la participation à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques dans la région

Au 6 avril 2007, l'OIAC comptait 182 États membres, dont 48 États africains.

Pour plus ample information sur la participation à la Convention, se référer à la section "Facts and Figures" du site web de l'OIAC (www.opcw.org).

Le tracé des frontières et les appellations des cartes n'impliquent de la part de l'OIAC aucune reconnaissance ou acceptation officielles.


L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est une organisation indépendante de désarmement et de non-prolifération ouverte à tous les pays. La mission de l'OIAC est de concrétiser l'objectif de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques d'un monde exempt d'armes chimiques. Les États membres de l'OIAC renoncent pour toujours aux armes chimiques, éliminent leurs stocks d'armes chimiques et leurs capacités de fabrication et empêchent la prolifération de nouvelles armes chimiques.

Chaque État membre a le droit de demander assistance et protection contre les armes chimiques et peut compter sur le soutien de tous les autres États membres en cas d'attaque ou de menace d'attaque chimique. L'OIAC encourage la coopération internationale pour garantir que tous les États membres peuvent mettre en place et faire fonctionner une infrastructure nationale de mise en œuvre de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et coopérer en matière d'utilisation de la chimie à des fins pacifiques.


Achevé d'imprimer

L'Afrique et l'OIAC
Édition de mars 2007
Division des relations extérieures, Secrétariat technique de l'OIAC
ORGANISATION POUR L'INTERDICTION DES ARMES CHIMIQUES
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